Le streaming, moins rentable qu’il n’y paraît

Les chiffres d’affaires des plateformes de streaming : de la poudre aux yeux du public

Tout semble indiquer que les voyants des plateformes de streaming musical sont en rouge. Que ce soit les entreprises bien implantées sur le secteur ou les nouveaux venus, personne ne gagne vraiment de l’argent en vendant de la musique en ligne. Tous les bénéfices atterrissent dans les poches des major companies. Concernant Spotify, il circule que 80% de ses revenus sont reversés en droits d’auteurs.

La vérité est que pour les grandes maisons comme Amazon, Apple ou Google, le streaming n’est qu’un petit pan de leurs activités. Les uns s’en servent comme produit d’appel pour vendre leurs “Prime“, les autres leurs “Ipod“, etc. qui leur rapportent beaucoup d’argent.

Pour ceux dont c’est l’unique business, la traversée risque d’être très difficile puisque les pertes se comptent en millions d’euros. Par exemple, avec des chiffres d’affaires respectifs de 141,9 millions d’euros et de 1,3 milliards de dollars en 2014, Deezer et Spotify avaient enregistré des pertes de 27 millions d’euros et de 197 millions de dollars. Rien n’a changé depuis lors.

Sortir du rouge à tout prix.

Le marché du streaming est encore tout jeune. On évalue à 10% à peine les internautes utilisant ce service. Pour fédérer plus d’abonnés payants, les grandes maisons pourraient adopter une nouvelle politique de prix susceptible d’avantager tous les autres opérateurs. Mais les prix semblent stagner au détriment des nouvelles plateformes qui perdent aussi beaucoup d’argent.

Il faut donc que ces nouvelles venues renégocient eux-mêmes les contrats avec les majors. Elles pourront donc baisser les prix d’abonnements et gagner de nouveaux millions d’utilisateurs et ainsi faire beaucoup d’argent.

La dernière option serait de proposer des productions «maison » à l’exemple de Netflix ou tout simplement de créer leurs propres maisons de disques.

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