Deezer, un géant du streaming qui peine.

Depuis 2007, le parcours du géant français Deezer a été alléchant mais parsemé de plusieurs embûches et ratés qui lui ont mis du plomb dans l’aile. L’entreprise s’est faite très vite distancer par Spotify qui avait mis en place une politique d’expansion plus virale.

Aussi, l’introduction ratée sur la Bourse de Paris en 2015 a-t-elle causé sa régression dans le top five des meilleures plateformes de streaming en France. On comprend donc pourquoi depuis l’annonce des 6 millions d’abonnés dans le monde la même année, le nombre ne semble pas avoir évolué. Plusieurs choses qui font douter de sa capacité à faire face aux géants américains et chinois tels que Pandora et QQ Music pour ne citer que ceux-là.

Deezer, le come-back

La deuxième marque de streaming en France n’a pas dit son dernier mot et semble même résolument tournée vers le marché international. Pour ce faire, elle engrange des millions d’euros grâce à ses partenariats très viables avec Orange et Fnac-Darty qui mettent à sa disposition une base de données de plusieurs millions d’utilisateurs. Cette manne lui permettra de préparer les bases de son expansion prochaine.

Elle a d’ores et déjà annoncé les couleurs avec sa présence en Allemagne et au Brésil. Mais la priorité numéro un de Deezer est de conquérir le marché nord-américain. Suivront ensuite ceux de l’Amérique Latine, de l’Asie et du Pacifique. Deezer mise sur ses catalogues contenant des millions de références d’artistes locaux pour conquérir ces marchés qui peuvent parfois être très portées sur la musique locale. Mais Deezer, c’est aussi des podcasts visibles sur iTunes en musique, en humour, en foot,etc.

Enfin, l’entreprise investit énormément dans les playlists et les algorithmes. Et du fait de sa place de premier contribuable dans l’industrie musicale française, la marque pourrait bénéficier de la confiance de millions d’artistes et élargir son catalogue, surtout au niveau international.

Leave a Reply